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Etat de vigilance et couts: à propos d'une relation financièrement investie.

Dernière mise à jour : il y a 5 heures

De toute évidence, la relation médecin-malade dépend de l'acuité cognitive et de l'intérêt du patient, ainsi que de la motivation du médecin. Il est clair que la compréhension des doléances et d'une demande diffère si l'interlocuteur est en possession de tous ses moyens d'une intelligence que n'a plus celui qui souffre d'une maladie d'Alzheimer.


C'est ainsi que, paradoxalement, plus le patient est déconnecté de la relation, plus il faudra de moyens pour comprendre ce qu'il se passe, avec "l'aide" de proches qui ne sont pas forcément bien informés, secret médical oblige.


Les couts s'en trouvent naturellement augmentés si le patient ne peut pas coopérer. Prenons pour exemple une hospitalisation suite à un événement grave où le patient se trouve intubé en réanimation. Sa compréhension et son adhésion au traitement (compliance) sont proche de zéro si l'on excepte ce qu'il peut plus ou moins consciemment entendre. Allant mieux et extubé, il peut monter en chambre et retrouver une certaine autonomie, ce qui aura une conséquence positive sur les coûts. Finalement, il quitte l'hôpital avec un ordonnance. Autonome ou encore au bénéfice de soins à domicile, il libère partiellement ou complètement la charge en personnel soignant et en couts.


Dans le cas idéal d'une relation médecin-malade franche et investie, une compréhension de ce qu'il s'est passé qui permet de donner du sens dans le cadre de la prévention d'une récidive. Les aspects bénéfiques sur la santé et le bien-être du patient sont évidents, de même que sur les couts.


Malheureusement aujourd'hui, la situation dégénère d'année en année sans que rien de concret ne soit proposé depuis 25 ans comme le démontre le compte rendu annexé.



Il n'y a bientôt plus de médecin traitant qui suit et connait son patient et l'urgentiste consulté en tant que tel n'a guère d'idée rapport au vécu du patient.


La solution à mon sens est de créer des réseaux avec un contrat de capitation réservés aux partenaires: médecins, assureurs mais également assurés-patients qui "jouent le jeu", c'est-à-dire s'engagent à quitter la dynamique de tourisme médical qui, soit dit en passant est favorisée par le fédéralisme. L'assuré-patient investi la relation avec son médecin et fait confiance à son assureur. De même, le médecin s'engage à gérer un possible conflit avec si nécessaire l'aide d'un tiers et à remettre en question sa pratique. Pour sa part, l'assureur s'engage à fidéliser ses clients et à renoncer à démarcher la population pour changer de caisse-maladie chaque année en faisant miroiter une baisse de prime. La liberté de choix est maintenue, le contrat de capitation étant une alternative au contrat traditionnel et non pas une concurrence. Il s'agit d'une médecine à deux vitesses mais où l'a possibilité est offerte à tout un chacun d'accéder à la vitesse supérieure. Ceci étant dit, il y a des conditions à respecter et l'on peut toujours essayer d'aider certains réfractaires à y adhérer. Mais à l'impossible nul n'est tenu et l'accès à un système de santé qui devient de plus en plus anarchique et cher sera toujours possible.


Certes, les progrès réalisés sur les soins du corps ces cinquante dernières années sont spectaculaire, ne serait-ce qu'en imagerie et en chirurgie. Les progrès techniques aboutissent à l'avènement de l'intelligence artificielle. Pour ce qui de la personne dans sa globalité, les progrès sont plus discutable, les opiacés restant toujours les plus indispensable à la gestion de la douleur et de l'angoisse.


Lors de mes voyages, j'ai eu l'occasion d'être interpellé rapport aux soins médicaux prodigués depuis la nuit des temps. J'ai publié un article à ce sujet qui me parait d'actualité.



A lire coute que coute?

 
 
 

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